Le Chardon fête ses trente ans. En décembre 1975, dans son premier éditorial, le Chardon se voulait un journal de gauche capable de favoriser l'avancement des idées progressistes dans une Moselle alors largement dominée par la droite. Il se voulait acteur pour une gauche rassemblée et unitaire capable de rompre avec le "libéralisme avancé" de l'époque dans la perspective d'un socialisme à visage humain.
Pendant ces trente années, le Chardon a tenu sa place et ses promesses en piquant un peu comme son nom l'indique, mais avec humour et sans méchanceté. Sa devise était alors « les ânes le bouffent, les autres le lisent ». Grâce aux militants qui y travaillent bénévolement et grâce à ses abonnés, le Chardon malgré ses faibles moyens, a tenu sa place dans le combat de la gauche, devenant un outil essentiel de la vie publique messine et mosellane.
Trente ans après, le paysage a bien changé. Au Conseil général, le Groupe socialiste représente maintenant le tiers des élus mosellans et les perspectives sont prometteuses. Les dernières élections régionales et cantonales ont donné d'éclatantes victoires à la gauche. À Metz, le système municipal en place prend l'eau de toutes parts et les rats quittent déjà le navire.
Le Chardon, alerte trentenaire, est plus en forme que jamais pour les échéances qui viennent.
Editorial du n°145 - décembre 2005
Madame, Monsieur,
L'équipe des bénévoles qui rédige et diffuse le CHARDON se joint à moi pour vous
souhaiter une bonne année 2006.
Voilà maintenant trente ans que le Chardon paraît. Cette longévité exceptionnelle
dans une presse militante souvent éphémère est à mettre à l'actif des bénévoles qui le
font et des lecteurs qui le soutiennent. Merci à eux et à vous.
Certains événements, certains sujets ne seraient pas sortis au grand jour sans lui.
C'est cet éclairage différent de l'actualité locale qui fait son intérêt.
Il se permet de piquer un peu avec ses épines de dernière page, mais c'est sans
agressivité et sans méchanceté. La presse d'opinion a aussi droit à l'humour et, à Metz,
cette précieuse denrée est plutôt rare.
Malgré des dépenses limitées à l'extrême grâce au bénévolat militant, les comptes
du CHARDON sont fragiles. La publicité en a disparu. La participation des abonnés est
donc essentielle pour son équilibre financier.
C'est la raison de cet appel. Je vous demande de répondre généreusement à cette
invitation à l'abonnement ou au réabonnement que vous trouverez ci-dessous en ayant
conscience qu'avec ce soutien au CHARDON, vous contribuerez à la liberté et à la diversité
de la presse en Moselle.
Au nom de toute l'équipe du CHARDON, d'avance, je vous remercie et vous prie
d'accepter l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Dominique Gros
Imprimez, découpez et envoyez le bulletin ci-dessous au Chardon, 4ter rue de la Haye 57000 METZ ou
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