GRANDES DATES ET CONGRÈS DEPUIS 1971
Classées par ordre contre-chronologique
Projet socialiste 2007
Le 22 juin 2006, les militants du Parti socialiste ont été appelés à se prononcer sur le projet socialiste intitulé « Réussir ensemble le changement » pour la législature 2007-2012. Elaborée par la Commission nationale du projet sous la responsabilité d'Henri Emmanuelli, sa rédaction avait été précédée de huit Etats généraux nationaux et de nombreux Etats généraux fédéraux (3 en Moselle).
Exceptionnellement, la règle des six mois préalables d'adhésion avaient été supprimée pour ce vote et tous les militants ayant adhéré avant le 1er juin 2006, notamment au cours de la campagne d'adhésion (9 mars-1er juin) pouvaient participer au scrutin.
| | Inscrits | Votants | Exprimés | OUI | NON | Absentions |
| TOTAUX | 202 297 | 103 445 | 102 865 | 88 445 | 5 472 | 8 948 |
| Pourcentages | | 50,96 | 99,43 | 85,97 | 5,29 | 8,65 |
Le projet a été adopté à une large majorité (85%) des militants puis ratifié, après avoir été amendé par les contributions des fédérations (2300 amendements examinés et 80 retenus), à une large majorité (696 pour, 7 contre, 49 abstentions) par une Convention nationale réunie le 1er juillet 2006 à la Mutualité.
La première étape avant la désignation du (de la) candidat(e) socialiste à l'élection présidentielle de 2007 était réalisée. Le Parti socialiste avait son projet.
Congrès du centenaire du Mans 2005
Centenaire du Parti socialiste 1905-2005
LE SOCIALISME A 100 ANS.
« Nos idées ont profondément marqué la société au long du XXème siècle. Elles trouvent leur origine comme le disait Léon Blum de la "conscience de l'égalité humaine" ».
François Hollande, Premier secrétaire du PS
Colloque « 100 ans de socialisme » à la BNF les 22 et 23 avril 2005 : intervention de François Hollande
Consultation interne sur le projet de Constitution européenne
Pour la première fois dans l'histoire d'un parti en France, les militants sont consultés par le biais d'un référendum interne le 1er décembre 2004. Il s'agissait de se prononcer pour ou contre le projet de traité instituant une Constitution pour l'Europe et de définir la position du Parti socialiste à cet égard. Cette procédure originale, unanimement saluée dans sa démarche et succédant à un débat interne exemplaire par sa qualité, a connu un succès indéniable puisque plus de 82% des adhérents se sont prononcés. Il s'agit de la plus forte participation depuis le Congrès d'Epinay de 1971.
| | Inscrits | Votants | Exprimés | OUI | NON |
| TOTAUX | 120 038 | 99 162 | 97 649 | 57 421 | 40 228 |
| Pourcentages | | 82,61 | 98,47 | 58,80 | 41,20 |
A l'issue de la consultation, le Oui obtient près de 59% des voix.
Le Parti socialiste a-t-il eu tort ou raison d'organiser une consultation interne ?
| |
Sympathisants PS % |
|---|
| Il a eu raison, cela montre qu'il fonctionne démocratiquement et respecte la pluralité des opinions |
78 |
| Il a eu tort, cette consultation risque de provoquer de graves divisions au sein du Parti socialiste |
14 |
| Ne se prononce pas |
8 |
| |
100 |
Etes-vous tout à fait favorable, plutôt favorable, plutôt opposé ou tout à fait opposé à la future Constitution européenne ?
| |
Sympathisants PS % |
|---|
Tout à fait favorable Plutôt favorable |
8 54 |
Plutôt opposé Tout à fait opposé |
22 4 |
| Ne se prononce pas |
12 |
| |
100 |
Sondage Ipsos réalisé les 19-20 novembre 2004 auprès de 568 sympathisants socialistes issus d'un échantillon représentatif de 1907 personnes selon la méthode des quotas par CSP
Le référendum du 29 mai 2005 conclut largement au rejet du traité à près de 55% des suffrages exprimés. Entre 52% (sondage CSA-TMO du 29/05/2005) et 59% (sondage Sofrès du 29/05/2005) des électeurs socialistes ont voté non.
Congrès de Dijon 2003
Le Congrès national se tient les 16, 17 et 18 mai 2003. Il fait suite à l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle de 2002, à son retrait de la vie politique et à la défaite de la gauche aux législatives de la même année.
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Inscrits |
Votants |
Exprimés |
|---|
| TOTAUX | 129 537 | 129 537 | 98 433 |
| Pourcentages | | 76,95 | 99,03 |
Cinq motions d'orientations générales sont soumises au vote des militants :
- Motion A : Pour un grand Parti socialiste (Hollande, Fabius, DSK, Aubry, Dray…)
- Motion B : Utopia (Pupunat…)
- Motion C : Pour un Nouveau Parti Socialiste (Montebourg, Peillon, Hamon, Paul…)
- Motion D : La motion militante, pour que vive la gauche ! (Dolez, Larrouturou, Cacheux…)
- Motion E : Pour un Nouveau monde, un autre chemin (Emmanuelli, Mélenchon…)
| | Motion A | Motion B | Motion C | Motion D | Motion E |
| TOTAUX | 60 405 | 1 029 | 16 620 | 4 309 | 16 070 |
| Pourcentages | 61,37 | 1,05 | 16,88 | 4,38 | 23,54 |
| Conseil national | 133 | 0 * | 36 | 0 * | 35 |
* Franck Pupunat siège au CN au titre de la motion A et Marc Dolez, au titre de la motion E.
Aucune synthèse n'aboutit entre les trois principales motions. François Hollande, seul candidat, est réélu Premier secrétaire le 22 mai 2003. Les motions minoritaires emportent 19 fédérations sur 102 : 9 "NPS" (Ain, Aisne, Ardèche, Hautes-Alpes, Haute-Marne, Jura, Bas-Rhin, Saône-et-Loire et Somme), 8 "Nouveau monde" (Allier, Aube, Creuse, Essonne, Landes, Lot-et-Garonne, Marne et la Réunion), 2 "Dolez" (Nord et Tarn-et-Garonne).
En Moselle, il y a eu 994 votants sur 1 290 inscrits :
| | Motion A | Motion B | Motion C | Motion D | Motion E |
| TOTAUX | 656 | 9 | 102 | 15 | 212 |
| Pourcentages | 61,37 | 0,90 | 10,26 | 1,51 | 21,33 |
Congrès de Grenoble 2000
Le Congrès national de Grenoble a lieu les 24, 25 et 26 novembre 2000. Placé sous le thème de l'engagement « Pour une France plus juste », il s'inscrit dans un contexte où la gauche plurielle est au gouvernement depuis 3 ans. Il s'agit de définir une ligne de conduite pour l'élection présidentielle de 2002. La participation n'est que de 66,3%.
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Inscrits |
Votants |
Exprimés |
|---|
| TOTAUX | 118 694 | 78 739 | 77 287 |
| Pourcentages | | 66,34 | 98,16 |
Comme en 1997, trois motions d'orientations générales arrivent devant le Congrès :
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Motion 1 |
Motion 2 |
Motion 3 |
|---|
| TOTAUX | 56 374 | 10 266 | 10 647 |
| Pourcentages | 72,94 | 13,28 | 13,78 |
| Conseil national | 149 | 27 | 28 |
A l'issue du Congrès qui n'aboutit pas à une synthèse mais qui montre néanmoins un parti uni, François Hollande est réélu Premier secrétaire.
Le 20 février 2002, Lionel Jospin pose sa candidature pour être la candidat socialiste à l'élection présidentielle et est choisi à la quasi-unanimité des militants.
Congrès de Brest 1997
Le Congrès se déroule du 21 au 23 novembre 1997, quelques mois après la dissolution provoquée par Jacques Chirac, la victoire de la gauche aux élections législatives et la formation d'un gouvernement conduit par Lionel Jospin. L'unité qui s'y dessine semble effacer le souvenir de l'échec et des divisions du Congrès de Rennes. Renouvelé, le Parti se rassemble autour de Lionel Jospin. On note une forte participation des militants.
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Inscrits |
Votants |
Exprimés |
|---|
| TOTAUX | 111 965 | 80 415 | 78 970 |
| Pourcentages | | 71,82 | 98,20 |
Trois motions d'orientation sont soumises aux militants :
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Motion A |
Motion B |
Motion C |
|---|
| TOTAUX | 66 387 | 4 288 | 8 065 |
| Pourcentages | 84,07 | 5,43 | 10,21 |
| Conseil national | 172 | 11 | 21 |
Premier secrétaire délégué (Conseil national du 14 juin 1997) suite à la nomination le 1er juin 1997 de Lionel Jospin à Matignon, François Hollande se trouve confirmé en étant élu Premier secrétaire (91,18% des voix) face à Jean-Luc Mélenchon. Il s'agit du premier Congrès à l'issue duquel le Premier secrétaire est élu directement par les militants, et non par les délégués au Congrès.
Congrès de Liévin 1994
Le Congrès se déroule du 18 au 20 novembre 1994 et fait suite à une nouvelle défaite, celle des élections européennes en juin 1994 où la liste socialiste conduite par Michel Rocard n'obtient que 14,6% des suffrages, talonnée par la liste des radicaux de gauche emmenée par Bernard Tapie. Mis en minorité au Conseil national le 16 juin 1994, Michel Rocard quitte sa fonction de Premier secrétaire. Henri Emmanuelli est élu Premier secrétaire délégué par 140 voix contre 64 à Dominique Strauss-Kahn.
Le nombre d'adhérents du Parti atteint un plus bas historique depuis le début des années 70 avec 93 603 cartes. Usure du pouvoir, climat des "affaires", divisions internes, épuisement idéologique expliquent sans doute en partie cette désaffection. Michel Rocard parle alors « d'un champ de ruines » pour désigner l'état du Parti.
Ce Congrès est celui de l'union, au moins apparente, tous les courants se soudent autour de la motion défendue par Henri Emmanuelli, marquée par une ligne très "à gauche", qui obtient 92,15% des suffrages contre 7,85% pour la motion 2 présentée par de jeunes militants rénovateurs conduits par Vincent Peillon. Il s'agit de se relever des défaites et de préparer l'élection présidentielle de 1995.
- Motion 1 : Etre socialiste (Emmanuelli, Fabius, Jospin…)
- Motion 2 : Agir en socialistes (Peillon, Clergeau…)
Henri Emmanuelli est confirmé comme Premier secrétaire (87%) par les délégués au Congrès. Il invite Jacques Delors à « faire son devoir » mais celui-ci annonce le 11 décembre 1994 qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle.
Le 5 février 1995, Lionel Jospin (65,85%) est choisi au scrutin secret par les militants face à Henri Emmanuelli (34,15%) pour être le candidat socialiste à l'élection présidentielle de 1995.
En juin 1995, Henri Emmanuelli choisit de s'effacer en faveur de Lionel Jospin. Celui-ci devient Premier secrétaire le 14 octobre 1995 après avoir été élu par les militants le 9 octobre 1995 sur un programme de rénovation.
Congrès du Bourget 1993
Trois motions sont présentées au Congrès national du 22-24 octobre 1993 qui suit la lourde défaite des législatives de mars 1993 (19,2% au 1er tour et 54 députés) et la démission collective de la direction conduite par Laurent Fabius le 3 avril 1993.
Le nombre d'inscrits est de 113 005 et le taux de participation est assez faible, de l'ordre de 50% :
- Motion A : Refonder (Rocard, Jospin, Fabius, Mauroy…)
- Motion B : Face aux grands défis, une volonté à gauche (Poperen, Bérégovoy, Debout…)
- Motion C : Unité dans la clarté (Mermaz, Dumas, Mexandeau…)
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Motion A |
Motion B |
Motion C |
|---|
| Pourcentages | 82,27 | 11,14 | 6,60 |
| Conseil national | 168 | 23 | 13 |
Pour la première fois, le Premier secrétaire est élu par les délégués au Congrès. Michel Rocard est élu avec un peu plus de 80% des voix ; il ne restera Premier secrétaire que quelques mois, emporté par la défaite des élections européennes en juin 1994.
Congrès de Bordeaux 1992
Les 10-12 juillet 1992, le Congrès national entérine le programme du Parti pour les législatives de mars 1993 par 85,3% des votants, approuve également le traité de Maastricht et appelle à voter Oui au référendum qui a lieu le 20 septembre 1992. La motion minoritaire défendue par Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon n'obtient que 7,26%.
Egalement en désaccord sur la question européenne mais aussi sur l'orientation, Jean-Pierre Chevènement, Georges Sarre et Jean-Pierre Michel quittent le Parti socialiste pour fonder le Mouvement des Citoyens.
Le 17 février 1993 à Montlouis-sur-Loire, Michel Rocard appelle le Parti socialiste à faire son « big bang » pour être au centre d'un mouvement incluant le centre-gauche, les communistes rénovateurs et les écologistes.
Congrès de l'Arche 1991
Le Congrès de la Défense (13-15 décembre 1991) est destiné à effacer le fiasco du Congrès de Rennes et à définir le projet socialiste. Sur ces deux plans, le Congrès est un succès : le texte final, intitulé « Pour un nouvel horizon » et adopté à la quasi-unanimité, est le fruit d'une démarche originale mêlant le travail de militants, d'intellectuels et d'acteurs de la vie "civile" sous la responsabilité de Michel Charzat.
Pierre Mauroy, estimant avoir remis le Parti en selle, décide de quitter son mandat. Laurent Fabius devient Premier secrétaire le 9 janvier 1992.
Congrès de Rennes 1990
Le Congrès de Rennes (15-18 mars 1990) est celui de tous les affrontements. Non pas sur les grandes orientations et la conception du socialisme français, mais sur fond d'enjeux de pouvoir et de considérations de personnes, car la succession de François Mitterrand est déjà dans un certain nombre d'esprits. Aussi, les 9 contributions de départ débouchent-elles sur 7 motions, presqu'autant qu'au Congrès de Metz, sans qu'aucune synthèse ne soit possible.
- Motion 1 : Avenir socialiste (Mauroy, Jospin…)
- Motion 2 : (Poperen…)
- Motion 3 : (Rocard…)
- Motion 4 : Un cours nouveau pour l'action socialiste (Dray, Mélenchon…)
- Motion 5 : (Fabius…)
- Motion 6 : Sensibilité Européenne Socialiste Autogestionnaire Mondialiste Ecologiste (SESAME) (Lienemann…)
- Motion 7 : Socialisme et République (Chevènement…)
Trois motions se détachent et sont au coude à coude avec chacune environ un quart des 7 194 mandats.
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Motion 1 |
Motion 2 |
Motion 3 |
Motion 4 |
Motion 5 |
Motion 6 |
Motion 7 |
| TOTAUX | 2 082 | 518 | 1 748 | 97 | 2 075 | 47 | 613 |
| Pourcentages | 28,94 | 7,20 | 24,26 | 1,35 | 28,39 | 0,65 | 8,52 |
Dans la nuit du Congrès se dessinent un axe Jospin-Chevènement et un axe Fabius-Poperen-Lienemann alors que Michel Rocard et Pierre Mauroy en appellent désespérément et en vain à l'union. Laurent Fabius proclame qu'il faut « ancrer très résolument l'action de notre gouvernement à gauche » et exige un poste de numéro 2 et la Fédération des élus socialistes et républicains malgré l'opposition de François Mitterrand qui estime ces revendications excessives. Le Congrès s'achève et aucune synthèse ne voit le jour. Devant le désastre, le Président de la République exige une synthèse générale qui a lieu quelques jours plus tard, sur un texte insipide intitulé « Rassembler à gauche », hors la vue des militants.
Quelques points de satisfaction toutefois dans ce Congrès qui restera dans les mémoires celui de la division : l'amélioration de la démocratie interne et l'adoption d'une nouvelle déclaration de principes (après celles de 1905, 1946 et 1968), adoptée à l'unanimité et dans une certaine indifférence, qui actualise l'idéologie du Parti après la Chute du mur de Berlin et l'effondrement soviétique, et confirme son orientation réformiste dans le cadre d'un socialisme démocratique.
Congrès de Lille 1987
A compter du Congrès de Lille, les Congrès nationaux ordinaires ont lieu tous les trois ans et non plus tous les deux ans.
Ce Congrès (3-5 avril 1987) est celui qui précède l'élection présidentielle de 1988. Une seule motion arrive devant le Congrès. Lionel Jospin annonce qu'il ne sera plus Premier secrétaire après le scrutin présidentielle. Le 14 mai 1988, il quitte ses fonctions tandis que Pierre Mauroy, soutenu par Henri Emmanuelli et Lionel Jospin, est élu (63 voix) premier secrétaire par le Comité directeur face à Laurent Fabius (54 voix), soutenu par Jack Lang, Jean Poperen et Pierre Bérégovoy.
Le 22 mars 1988, François Mitterrand annonce officiellement sa candidature à l'élection présidentielle tout en maintenant le Parti à l'écart. Il place sa candidature sous le signe de l'ouverture au centre et sur le thème consensuel de « la France unie ». Il scelle ainsi officiellement la fin de l'Union de la gauche, déjà dans les faits depuis 1984.
François Mitterrand est réélu le 8 mai 1988 mais les législatives de juin suite à la dissolution de l'Assemblée nationale ne donnent qu'une majorité relative à la gauche, les Français manifestant leur rejet de la stratégie d'ouverture, ce qui provoque l'éclatement du courant mitterrandiste avec comme point d'orgue le Congrès de Rennes.
Congrès de Toulouse 1985
La politique de "rigueur" et de "modernisation" bat son plein sur fond de restructurations industrielles draconiennes. Parallèlement, François Mitterrand entreprend de réhabiliter le profit et le monde de l'entreprise, tournant la page du Congrès de Metz. Deux motions sont débattues, l'une défendue par les proches de Mitterrand et le CERES alliés pour la circonstance, l'autre par les rocardiens.
- Motion 1 : (Jospin, Mauroy, Chevènement…)
- Motion 2 : (Rocard, Lienemann, Richard…)
La motion défendue par Lionel Jospin obtient 71,5% et celle conduite par Michel Rocard, 28,5%. Le Congrès (11-13 octobre 1985) aboutit à une synthèse générale comme en 1983. Par la suite, il faudra attendre le Congrès du Mans de 2005 pour retrouver une synthèse générale. Le Parti réitère sa confiance dans la politique du gouvernement emmené par Laurent Fabius, mais le coeur n'y est pas.
Le Parti perd les législatives de 1986. Le scrutin proportionnel voulu par le Président de la République malgré l'avis défavorable d'un certain nombre de socialistes autour de Michel Rocard permet à l'extrême-droite de faire son entrée à l'Assemblée nationale.
Congrès de Bourg-en-Bresse 1983
La crise et l'affaiblissement de l'économie nationale conduisent le gouvernement à infléchir sa politique en 1982 puis à se tourner vers la "rigueur" en mars 1983. François Mitterrand est placé devant une alternative : choisir l'économie ouverte et poursuivre la construction européenne ou isoler la France et poursuivre une politique conduisant fatalement au décrochage économique du pays. Il choisit la première option.
Le Congrès de Bourg-en-Bresse (28-30 octobre 1983) est un congrès d'interrogation : faut-il souscrire au virage entrepris par le gouvernement ? Si le CERES critique l'évolution de la politique gouvernementale, Lionel Jospin d'une part, Alain Richard, Marie-Noëlle Lienemann et d'autres autour de Michel Rocard approuvent la nouvelle orientation.
- Motion 1 : (Jospin, Mauroy, Rocard…)
- Motion 2 : (CERES…)
- Motion 3 : A gauche pour l'initiative, la responsabilité et le socialisme (Richard, Lienemann, Worms…)
La motion 1 l'emporte largement avec 77% des suffrages (18% pour le CERES et 5% pour AGIRS) et le Congrès se termine sur une synthèse générale qui apporte son soutien à la politique conduite par le gouvernement Mauroy.
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Motion 1 |
Motion 2 |
Motion 3 |
|---|
| Pourcentages | 77,2 | 18,1 | 4,7 |
La politique de rigueur porte ses fruits sur le plan économique, mais le chômage continue sa progression. Le parti socialiste recule aux élections municipales de 1983 et aux européennes l'année suivante. Le PCF se désolidarise de plus en plus du gouvernement. Lorsque Laurent Fabius est nommé Premier ministre en juillet 1984, les communistes refusent de participer au gouvernement.
Congrès de Valence 1981
Ça y est : les socialistes sont enfin au pouvoir ! Sereins et unis, ils se rassemblent autour de la motion unique proposée par le Premier secrétaire Lionel Jospin. Cette motion, qui obtient 94,6% des voix des délégués, s'articule autour de la notion de compromis, compromis entre « le pouvoir économique et le pouvoir socialiste », compromis entre les « forces du changement et les forces de conservation ». La rupture radicale prônée deux ans plus tôt est déjà nettement tempérée. Pierre Mauroy rallie le courant mitterrandiste qui restera majoritaire jusqu'en 1990.
C'est en 1982 que le nombre d'adhérents atteint sont apogée avec 213 548 adhérents socialistes.
Congrès de Metz 1979
Ce Congrès (6-8 avril) revêt une dimension historique toute particulière compte tenu de l'enjeu de ce que sera la ligne politique pour l'élection présidentielle de 1981. A l'entrée du Congrès, sept motions sont en lice :
- Motion A : (Mitterrand…)
- Motion B : (Mauroy…)
- Motion C : (Rocard…)
- Motion D : (Deferre…)
- Motion E : (CERES…)
- Motion F : (Pierret…)
- Motion G : Motion "Femmes" (Edith Lhuillier)
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Motion A |
Motion B |
Motion C |
Motion D |
Motion E |
Motion F |
Motion G |
| Pourcentages | 40,10 | 13,61 | 20,51 | 6,89 | 14,42 | 3,08 | 0,30 |
A cette occasion s'affrontent les « deux cultures » qui traversent le Parti, selon le mot de Michel Rocard, et la nature que doit prendre l'alliance avec le PCF après la rupture de 1977.
François Mitterrand qui n'est plus majoritaire obtient d'emblée le ralliement sur sa droite avec l'apport des mandats de Gaston Deferre. Puis il entreprend d'aller chercher des mandats sur sa gauche. Il y parvient grâce à un discours axé sur « la rupture avec le capitalisme », « le front de classe » et la remise en cause du droit de propriété. Le CERES lui permet ainsi d'asseoir sa majorité.
Le Congrès extraordinaire de Créteil entérine le 24 janvier 1981 la candidature, déjà annoncée en novembre 1980, de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1980. Lionel Jospin devient Premier secrétaire.
Congrès de Nantes 1977
Aux élections municipales de mars 1977, la gauche progresse fortement mais surtout, le PS confirme qu'il est devenu la première force de la gauche devant le PCF qu'il avait déjà dépassé au second tour de l'élection présidentielle de 1974. Le 23 novembre 1977, c'est la rupture du Programme commun après l'échec de son actualisation, notamment sur l'étendue des nationalisations. La gauche perd les élections législatives de 1978.
Deux motions sont présentées au Congrès :
- Motion 1 : (Mitterrand, Defferre, Mauroy, Poperen, Rocard, Notebart…)
- Motion 2 : (CERES…)
La motion Mitterrand fait le plein avec 75,78% des mandats contre 24,21% pour le CERES de Chevènement qui prône une véritable rupture immédiate avec le capitalisme. Aucune synthèse n'est possible. Michel Rocard prononce un discours sur les « deux cultures » qui traversent le Parti socialiste, l'une jacobine et centralisatrice, l'autre autogestionnaire et décentralisatrice.
Congrès de Pau 1975
Le soutien du PCF au Programme Commun est de plus en plus fragile mais le Parti socialiste est prêt à l'appliquer seul en cas de rupture de l'union de la gauche, conforté par ses excellents résultats aux élections législatives de 1973 et à l'élection présidentielle de 1974. Aux Assises du socialisme en octobre 1974, des adhérents du PSU dont Michel Rocard et Robert Chapuis font leur retour au PS tandis que des syndicalistes de la CFDT (Jacques Chérèque) et des membres de la "troisième composante" (Vie Nouvelle) y adhèrent.
Le Congrès est marqué par la fin de la coalition d'Epinay.
- Motion 1 : (Mitterrand, Defferre, Mauroy, Poperen, Rocard…)
- Motion 2 : (CERES…)
- Motion 3 : (Mollet, Fuzier…)
- Motion 4 : (Notebart…)
En effet, aucune synthèse n'aboutit entre François Mitterrand (68%) et le CERES (25,4%) qui constitue pour la première fois la minorité du Parti. Claude Fuzier (3,4%) et Arthur Notebart (2,9%) ne franchissent pas le seuil des 5% nécessaires pour être représentés au Comité directeur.
Congrès de Grenoble 1973
C'est dans un contexte où le Programme Commun avec le PCF a été signé quelques mois auparavant (26 juin 1972) que se déroule ce Congrès du 22 au 24 juin 1973.
- Motion 1 : Pour un socialisme libérateur, un parti socialiste responsable (Mitterrand, Defferre, Mauroy, Savary…)
- Motion 2 : (CERES…)
- Motion 3 : La bataille socialiste (Mollet, Fuzier…)
- Motion 4 : (Poperen…)
Au vote des motions, la motion défendue par François Mitterrand obtient 65,35% à elle seule, tandis que le CERES rallie 21,02% des suffrages, Guy Mollet 8% et Jean Poperen 5,5%. Le Congrès s'achève sur une synthèse partielle sans les mollétistes. La ligne d'Epinay est réaffirmée.
Congrès d'Epinay 1971
Convoqué du 11 au 13 juin 1971, le Congrès de l'Unité des socialistes est l'étape la plus importante de la rénovation et de la réunification de la gauche non communiste. En 1969, la SFIO cédait la place au Nouveau Parti Socialiste (NPS) avec à sa tête Alain Savary et Guy Mollet et quelques anciens adhérents du PSU comme Jean Poperen, mais la gauche déjà divisée avait été ébranlée par l'échec cinglant de Gaston Defferre à l'élection présidentielle (5,1%). François Mitterrand qui dirige la Convention des Institutions Républicaines (CIR) est convaincu que la gauche ne peut gagner que si elle surmonte ses divisions. Il sait qu'il peut compter sur les opposants à Guy Mollet pour gagner son pari de prendre la direction d'un Parti socialiste rénové.
Pas moins de 17 motions sont rédigées à l'occasion du Congrès, mais 6 motions principales sont soumises aux 957 délégués des 90 719 adhérents du NPS, de la CIR et de Vie Nouvelle :
- Motion L : (Mitterrand, Mermaz, Pontillon, Estier…)
- Motion K : Objectif 72 (Buron…)
- Motion P : Unité et rénovation pour une victoire du socialisme en 1973 (Chevènement, Motchane, Sarre…)
- Motion R : Nord-Bouches-du-Rhône (Mauroy, Defferre…)
- Motion M : Pour un puissant Parti socialiste orienté à gauche (Poperen…)
- Motion O : Pas-de-Calais-NPS (Mollet, Savary…)
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Motion K |
Motion L |
Motion M |
Motion O |
Motion P |
Motion R |
| Pourcentages | 1,51 | 15,84 | 11,96 | 33,50 | 8,62 | 28,56 |
En s'alliant avec le CERES de Jean-Pierre Chevènement (P) et avec les puissantes fédérations des Bouches-du-Rhône de Gaston Defferre et du Nord de Pierre Mauroy (R), François Mitterrand (L) qui ne recueille que 15% des suffrages obtient la majorité et réussit à écarter les mollétistes (O) et à isoler Jean Poperen (M). Le 13 juin, après la commission des résolutions, son texte arrive en tête (48,4%) face à celui d'Alain Savary (46,0%). Le 16 juin, il est élu premier secrétaire par le comité directeur avec pour mandat la préparation d'un accord de gouvernement avec le PCF et le MRG.
La chronologie du Congrès d'Epinay sur le site de l'OURS
Un récit du Congrès par Jean-Pierre Chevènement sur le site de la fondation François Mitterrand
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