LE CONGRÈS DU MANS 2005
Congrès du centenaire du Parti socialiste
Le contexte du Congrès
Réuni le 4 juin 2005, le Conseil national décidait d'avancer la date du 74ème Congrès ordinaire, normalement prévu pour le printemps 2006. Une semaine auparavant, le Traité constitutionnel européen, en faveur duquel le PS avait fait campagne à la suite d'une consultation interne des militants, avait été largement rejeté par référendum.
Le choix d'avancer la date du Congrès était dicté par la nécessité de réserver une durée suffisante à l'élaboration du projet après le Congrès (neuf mois contre trois si le Congrès avait eu lieu en mai 2006). L'objet du Congrès était de rassembler le PS qui s'était divisé sur la question du traité européen - certains camarades autour d'Henri Emmanuelli et de Jean-Luc Mélenchon puis de Laurent Fabius avaient décidé de faire publiquement campagne contre le choix majoritaire des militants, d'autres également favorables au "Non" et proches du NPS avaient choisi de ne pas faire campagne contre la position du parti - autour d'une ligne politique claire et cohérente, choisie par les militants, élargie autant que possible, afin d'être en situation de préparer un projet tourné vers les Français et de gagner les échéances de 2007.
Intervention de François Hollande lors de la réunion de la motion 1 au Bataclan le 15 octobre 2005
Les textes du Congrès
Au Conseil national du 9 juillet 2005, 18 contributions générales (comme à Dijon en 2003) sont déposées et proposées aux militants.
A l'issue du Conseil national du 17 septembre 2005, il en résulte cinq motions d'orientations générales soumises au vote des militants, la contribution des Bouches-du-Rhône fusionnant avec celle présentée par François Hollande tandis que Laurent Fabius se rapproche de Jean-Luc Mélenchon et Henri Emmanuelli, du NPS. Toutefois, les minorités de Dijon augmentée de Laurent Fabius ne parviennent pas à s'entendre sur une motion commune, le NPS ne souhaitant pas indirectement cautionner une candidature de Laurent Fabius à l'élection présidentielle de 2007. De son côté, Jean-Marie Bockel décide de porter sa contribution jusqu'au Congrès. Comme à Dijon, Utopia présente sa motion.
- Motion 1 : Socialistes pour réussir à gauche, Volonté-Vérité-Unité
(Hollande, DSK, Lang, Aubry, Dray…)
- Motion 2 : Rassembler à gauche (Fabius, Mélenchon, Vidalies, Lienemann…)
- Motion 3 : Utopia (Pupunat…)
- Motion 4 : Pour un socialisme libéral (Bockel…)
- Motion 5 : Nouveau parti socialiste - Pour une alternative socialiste (Peillon, Montebourg, Hamon, Emmanuelli…)
Résultats nationaux
Les militants votent le 9 novembre 2005 dans les sections. La participation est historiquement élevée (plus de 83%). A l'issue des Congrès fédéraux, les résultats sont :
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Inscrits |
Votants |
Exprimés |
|---|
| TOTAUX | 127 414 | 106 247 | 105 055 |
| Pourcentages | | 83,39 | 98,88 |
| | Motion 1 | Motion 2 | Motion 3 | Motion 4 | Motion 5 |
| TOTAUX | 56 339 | 22 238 | 1 067 | 669 | 24 731 |
| Pourcentages | 53,63 | 21,21 | 1,02 | 0,64 | 23,54 |
| Conseil national | 111 | 44 | 0 * | 0 * | 49 |
* Franck Pupunat et Jean-Marie Bockel siègent au CN au titre de la motion 1.
Dans la semaine qui précède le Congrès du Mans, les premiers signataires des motions plaident publiquement en faveur d'une synthèse générale.
Le Congrès du centenaire du Parti socialiste
« Cette fois, les socialistes sont vraiment de retour ! ». C'est en ces termes qui donnent la tonalité finale du Congrès qu'Eric Besson a conclu le rapport de la commission des résolutions. Le Congrès du Mans s’achève ainsi sur un rassemblement de tous les socialistes sur une orientation claire qui permet au Parti socialiste d’aborder dans les meilleures conditions qui soient l’élaboration du projet qu’il présentera aux Français pour 2007. Ce Congrès est celui d'une espérance retrouvée pour les Français qui savent désormais qu'une alternance est possible.
François Hollande interviewé par des journalistes. Discours d'ouverture du Congrès. La salle plénière.
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La délégation mosellane au Congrès. Intervention de Bertrand Mertz.
François Hollande intervient au début de la réunion de la motion 1. Discours de Poul N. Rasmussen, président du PSE.
Les 614 délégués votent pour la synthèse à une très large majorité.
Les temps forts du Congrès :
Les congressistes ont été accueillis vendredi après-midi par Patrick Delpech, premier secrétaire fédéral de la Sarthe, Jacques Auxiette, président de la région Pays de la Loire, et Jean-Claude Boulard, maire du Mans.
Stéphane Le Foll a présenté le rapport d'activité général puis le débat général a été ouvert. L'intervention de Claude Dilain, maire de Clichy-sous-bois, qui a appelé les socialistes à combattre les inégalités territoriales et l'injustice sociale, cancer de la République, a été très remarquée. Frissons et émotion ont remplacé le tumulte de la salle plénière lors de la projection du film du Centenaire du Parti retraçant 100 ans de socialisme en France.
Samedi matin, le débat général s'est poursuivi avec notamment l'intervention de Jack Lang, Jean-Christophe Cambadélis, Malek Boutih et Gaëtan Gorce. L'après-midi a été celui des "poids lourds" du Parti : Vincent Peillon, Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélenchon, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, tous deux très applaudis, debout pour le dernier.
Entretemps, François Rebsamen a annoncé les résultats définitifs du vote des militants du 9 novembre. Après l'intervention de Pierre Moscovici, le Congrès a accueilli quatre invités de marque du socialisme européen et international : Romani Prodi, qui conduira les sociaux-démocrates italiens aux élections législatives d'avril 2006, Poul Nyrup Rasmussen, président du PSE, Elio di Rupo, président du Parti socialiste belge, et Ouzeman Tanor Dieng, vice-président de l'Internationale Socialiste. Tous ont insisté sur la nécessité pour les socialistes français d'être une force de proposition pour la gauche et pour l'Europe et de ne pas en rester au Non du référendum.
Le soir, la Commission des résolutions s'est réunie et a abouti vers 3h30 du matin à une synthèse générale sur la base du texte de la motion majoritaire.
Texte de la motion finale du Congrès
Après avoir annoncé la synthèse, François Hollande a clôturé dimanche matin les travaux du Congrès en rappelant les axes de l'orientation qui est désormais la nôtre et en appelant au rassemblement de tous les socialistes dans la préparation des échéances de 2007.
Le Congrès a également adopté à l'unanimité une résolution intitulée « Répondre à la crise sociale et urbaine ».
Le site officiel du Congrès du Mans
Le Congrès fédéral de Florange (10 novembre 2005)
La section de Metz-Nord
La participation des militants au vote sur les motions d'orientation générale a été très forte ce mercredi 9 novembre, supérieure à celle constatée lors du Congrès de Dijon en 2003 qui était déjà élevée. La mobilisation des militants de la section de Metz-Nord a été remarquable (82%).
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Inscrits |
Votants |
Exprimés |
|---|
| TOTAUX | 113 | 93 | 91 |
| Pourcentages | | 82,30 | 97,84 |
Résultat du dépouillement des votes :
| | Motion 1 | Motion 2 | Motion 3 | Motion 4 | Motion 5 |
| TOTAUX | 69 | 7 | 0 | 1 | 14 |
| Pourcentages | 75,82 | 7,69 | 0 | 1,09 | 15,38 |
| Délégués au Congrès fédéral | 7 | 1 | 0 | 0 | 1 |
Le Congrès fédéral de Moselle
Le Congrès fédéral de Florange a été ouvert par Alfred Mescolini qui en a assuré la présidence. Après les interventions d'Alain Philipps, secrétaire de la section de Florange, de Philippe Tarillon, maire de Florange et de Michel Liebgott, député de la Moselle, le rapport d'activité fédéral a été présenté par Jean-Pierre Liouville, premier secrétaire-adjoint et trésorier fédéral.
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Le Bureau du Congrès et Michel Liebgott à la tribune. Intervention de Dominique Gros.
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La délégation de la section de Metz-Nord. Intervention de Hacène Lekadir.
Avant le débat général sont intervenus Dominique Gros, président du Groupe socialiste au Conseil général, Marie-Thérèse Gansoinat-Ravaine, vice-présidente du Groupe socialiste au Conseil régional et Jean-Pierre Masseret, Président du Conseil régional.
Les résultats fédéraux validés à l'unanimité par la commission du recolement des votes ont été annoncés :
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Inscrits |
Votants |
Exprimés |
|---|
| TOTAUX | 1 189 | 1 004 | 986 |
| Pourcentages | | 84,44 | 98,20 |
| | Motion 1 | Motion 2 | Motion 3 | Motion 4 | Motion 5 |
| TOTAUX | 586 | 125 | 13 | 2 | 260 |
| Pourcentages | 59,43 | 12,68 | 1,32 | 0,20 | 26,37 |
| Délégués au Congrès national | 4 | 0 | 0 | 0 | 2 |
Les délégués se sont ensuite réunis par motion pour constituer le Conseil fédéral. Le Président du Congrès a annoncé la candidature de Jean-Marc Todeschini au poste de Premier secrétaire fédéral et lui a laissé la parole pour conclure et clôturer le Congrès.
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